24 septembre 2006

La vie de panda n’est plus ce qu’elle était

Les gens pourraient croire que la vie de panda c’est le paradis. C’est vrai qu’on ne se pose pas trop de question de par chez nous. On se balade dans la forêt. On mange du bambou. On se balade dans la forêt. On mange du bambou. On dort. On mange du bambou… Une vie de rêve que nous envient bien des personnes. Ça, c’est la théorie, mais la réalité peut être bien différente surtout quand on rencontre des humains. Ces personnages énigmatiques ne pensent qu’à une chose : les câlins. Et ils ne comprennent pas que d’autres espèces peuvent ne pas penser comme eux mais ça c’est une autre histoire. Voici comment mon pote Gu Gu (voir photo), le panda le plus peaceful que je connaisse, s’est fait sortir de sa paresse par un énergumène prénommé Zhang Xinyan.


Gu Gu dérangé par un photographe


Zhang Xinyan est un modeste ouvrier chinois originaire de la province du Henan. Comme il a beaucoup travaillé durant plein d’années à raison de 60 heures par semaine, il se paie quelques vacances (et c’est pas du luxe) dans la capitale : Pékin (Beijing pour les intimes). Il est seul. Il s’ennuie. Il a passé toutes ses économies dans son voyage pour voir la capitale. Il ne peut donc pas s’offrir quelques sympathiques compagnies (qui a dit « fiat panda »?). Il est en manque de câlins.
En déshérence, enfilant bière sur bière (bien deux litres), il se retrouve au zoo de la ville pour se sentir moins seul. Et là c’est le drame…
Il voit mon pote Gu Gu dans son enclos et c’est le coup de foudre. Il saute dans l’enclos et court lui faire tout plein des câlins. Gu Gu, lui, au moment des faits, était tranquillement en train de manger son bambou de qualité supérieure, en paix avec lui-même et l’univers (la fameuse vie rêvée que nous envie le monde entier). Et là, il voit arriver en courant, un homme, les yeux rouges d’alcool, la bave aux lèvres, qui en veut à sa vertu. Déjà que les pandas, dont je fais parti (qui a dit que je n’étais pas un panda ?), ne sont pas particulièrement porté sur la chose, alors Gu Gu, mâle de son état, je l’imagine mal faire les 400 coups avec un homme en état d’ébriété avancé même si c’est un chinois.
Pris de panique, mon pote Gu Gu tente de s’échapper mais il trébuche sur le fagot de bambous qu’il était en train de goûter et se retrouve tout de go sur le pauvre Zhang. Gu Gu tombant la bouche ouverte, Zhang qui revient rapidement à la réalité, croit que le panda veut le mordre, alors il le mord à son tour. Gu Gu a mal malgré son épaisse fourrure. Il se demande pourquoi lui. C’est vrai qu’à part manger du bambou, il n’avait jamais rien fait de mal jusque là. Heureusement, les gardiens du zoo arrivés prestement, le sortent des bras de cet énergumène qui continuait frénétiquement à lui mordiller le dessous de bras gauche. Zhang une fois au poste de police ne se rappellera plus vraiment de ce qui s’est passer. Par contre, Gu Gu, lui, n’a plus mangé pendant deux jours. Le choc psychologique lui avait coupé l’appétit. En plus, à cause de cet incident, le zoo décida d’installer des caméras de surveillance pour le protéger. Mes livraisons de bambous de contrebande (de l’afghan, le meilleur) auront du mal à passer maintenant. Dommage pour lui.

Ah franchement, la vie de panda n’est vraiment plus ce qu’elle était…


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4 commentaires:

Anonyme a dit…

A quand un article sur l'affront fait à toi ami panda par la chanson de Chantal Goya, "pandi-panda"

Panda Mystic a dit…

Bonjour chère demoiselle (vous êtes bien demoiselle n'est ce pas?),
merci à vous de vous intéresser aux pandas et à moi en particulier.
Je ne voudrais pas vous faire l'offense de vous contredire, mais il se trouve que dans mon profil personnel, j'ai indiqué dans gouts musicaux, le CD de Chantal Goya contenant la chanson incriminée. Et ben oui... Je suis un grand fan...
Elle a su, à une époque difficile pour les pandas, intéresser les enfants à cet animal si sympathique. Les enfants sont devenus grand maintenant, mais ils n'ont pas oublié les pandas et c'est tant mieux pour moi.
D'ailleurs, mon pote "pandi panda" qui était au chômage à l'époque, et au bord du suicide, a réussi à remonter la pente en étant le danseur attitré de Mme Goya sur ce titre.
De mauvaises langues ont suggéré qu'il pouvait s'agir d'un homme déguisé en panda. Il n'en était rien. Malheureusement, après ce succès "pandi panda" est retombé dans ses travers : l'alcool de bambou combiné au cigare chinois (mixe d'opium et de bambou afghan). La dernière fois que je l'ai croisé, il errait du côté de Maripassoula sur le haut maroni, se faisant touché le poil et photographié avec les orpailleurs pour quelques pépites. Les pandas étant très rares en Guyane (en fait pandi- panda est le spécimen existant là bas), ils sont considérés comme porte bonheur d'où le touchage de poil et les photographies...
Un jour faudra que je raconte son histoire complète tiens ;-).

Anonyme a dit…

Cher Panda Mystic

Le panda, ce doryphore à roulettes, ne pense qu'à deux choses au cours de sa vie : manger des bambous et glander.
Je n'imagine absolument pas voir un panda dansé sur scène mais plutôt un homo sapiens abusé du jeune public...
cet homo sapiens a pu bien sur déraillé et se prendre pour un panda... et oui je vous rejoins sur ce point la drogue mène à tout.

Enfin ce mystérieux pandi-panda semble apprécier les contacts, ne serait-ce donc pas un homo sapiens car j'ai rarement entendu parler d'un panda apprécié les rapprochements poil à poil, même si une pandette passe par là!!

Ce qui cause auprès d'éminent chercheurs (centre de Chengdu - 猫生态公园) des situations plutôt cocasse pour assurer la descendance de ces Ailuropoda melanoleuca.

Toutefois je continuerais à suivre ce panégyrique.

Anonyme a dit…

Hein ????